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Graveson /VRC le 21/02/2016

22 février 2016 - 08:26

Les 30 et quelques Poilus de ce dimanche après-midi d’ovalie étaient-ils dignes de leurs glorieux anciens d’il y a 100 ans, tous promis à un inéluctable destin tragique dans un enfer lorrain de froid et de flammes ? Si le rugby est souvent décrit comme une allégorie belliciste, Graveson n’est pas Verdun, les Alpilles ne sont pas Douaumont, la Montagnette (tertre local qui fait la fierté des autochtones et du topographe de Graveson) n’est pas la côte-304, bref la soule n’est pas la guerre. Et s’il fallut 300 jours à compter du 21 février 1916 pour venir à bout de l’armée de casques à pointes, le conflit Graveson-Vitrolles se régla en 80 minutes, sans faire de victime ni de mystère sur son issue. Sur un terrain miné par des vers produisant des milliers de boulettes sèches entre les brins d’herbe (confidence du jardinier de Graveson qui est aussi le topographe cité plus haut), Vitrolles offrit, comme à l’accoutumé, l’ouverture de la marque aux lignes adverses, le temps de réveiller la casemate. Viciana répliqua immédiatement si bien qu’à la 4ème minute, le ton d’un après-midi champagne était donné. Mais hélas le jeu s’enlisa non point dans des tranchés, mais dans un déluge de fautes de mains et dans un arbitrage un poil trop tatillon. Ordisso par deux fois, Bressy, Rapetto, la ligne de ¾ de Vitrolles finit par imposer ses armes et Jaubert au nom des avants conclut l’assaut final. Malahieude et Antoni, soldats reconnus, en tirailleurs dévoués et opiniâtres harcelèrent chaque adversaire au corps à corps. Mathias Moulard, remplaçant à la botte un titulaire resté à l’arrière pour mutinerie à l’arbitrage trois semaines plus tôt, assura la tâche offrant même une belle ogive de 40 sur l’une des transformations. A la der-des-der 17-40, pour dormir en paix.  

Ch. BARNIER

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